
-on essaie? (on essaie un vêtement / une attitude / un sentiment / une idée etc...)-
(de l'ART d'essayer) - M. fait des vêtements qui ne sont pas vraiment des vêtements / qui ne sont peut-être pas de l'art - j'aime l'idée de quelque chose "entre les deux" - ENTRE L'ART ET (...) - on peut redéfinir les choses / c'est cela qui a le plus d'intérêt en fait : essayer - bon, il y a des histoires là-dedans, les vêtements de M. parlent, ils racontent des trucs de fées, et les fées rigolent bien, elles en ont l'air en tout cas - ou bien je devrais dire des 1/ 4 de fées et elles doivent se mettre ensemble, à 4 pour être "complètes" - si elles se séparent, il manque quelques chose / UNE PARTIE DU MONDE - c'est M. qui veut ça - elle veut de drôles de choses, M. : des vêtements qui cachent des secrets / qui ont une CONSCIENCE (POLITIQUE? NON ! OUI!) qui parlent de la censure / qui disent de la poésie / (mais ça il faut pas le répéter) / qui se déshabillent pour le dire / ou bien il faut le lire - elle veut des vêtements qui s'aiment ou qui soient amis, à deux, et ils ne se sépareront jamais "il paraît que c'est romantique et sentimental. J'y crois pas, tout ça c'est des histoires" ça doit être dur de rester comme ça à deux dans un même vêtement (la fusion et tout ça) - ou bien M. veut des vêtements qui se mangent ; mais en fait c'est elle qui a tout mangé, et après il ne reste rien ; et après il faudrait recommencer (les cycles et tout ça) j'ai toujours dis que M. est trop gourmande, c'est fatiguant (heureusement!) qu'est-ce qu'elle va faire après?-quand on mange son propre vêtement est-ce qu'on devient invisible? (je n'ai pas essayé, j'ai mal au ventre avec la barbe-à-papa) - un jour j'ai essayé les vêtements de M.et je me suis bien amusé ; il faut essayer - et depuis, il y en a un qui est venu sur mon mur et il bouge parfois, je lui parle - c'est ça qui est rigolo avec les "vêtements" de M. (appelons-les comme ça puisqu'il faut les appeler) - les vêtements de M. C'EST LA VIE et c'est déjà pas mal - (c'est qui, ça, LA VIE?)
Jean-François Octave © 07.04.1998